[Apprendre] - Peurs & légèreté (3/3)

Publié le par Illyria

Suite de ces articles: Proximité & souffrances, Dépendance affective

 

"T'as laissé des traces dans ma mémoire,

Des larmes et des marées noires"

Swift Guad

 

3 mois après avoir enfin réussi à le sortir définitivement de ma vie malgré ses "je t'aime vraiment et sincèrement", que me reste-t-il de cette histoire, trop longue, trop douloureuse et trop pathétique?

Il me reste du positif, beaucoup de positif.

Je ne ressens plus de culpabilité. Ces rapports ne ressemblaient en rien à une amitié réciproque. Tu ne me contactais jamais spontanément, tu ne t'intéressais pas à moi, tu ne me posais pas de questions, tu n'étais pas là pour me soutenir. Si je voulais me plaindre, j'avais droit à "arrête de chouiner, et assume". J'avais droit à ces "ma belle", mais aussi à ces "pute", ces "insultes affectives" que tu te donnes le droit de dire car pour toi elles sont seulement une marque d'intérêt et d'affection. Je n'avais pas le droit de te connaître, tu répondais seulement aux questions que tu voulais et je devais rester dans les limites que tu avais fixées. Pour lutter contre tout ça, j'ai érigé un mur de défenses pour me protéger et ne pas te donner ce que toi tu refusais de me donner. Je ne parlais pas de moi, je ne faisais pas preuve d'autant d'enthousiasme que je le faisais avec les autres. Je n'existais pas dans nos rapports, j'étais fausse avec toi, je n'étais pas moi. 

A cause de cette non réciprocité, je ne me sentais absolument pas en confiance. Je savais que si j'arrêtais de te contacter, tu ne me recontacterais pas et que nos rapports pouvaient s'arrêter. Je ne me sentais pas en sécurité. Quand je t'envoyais un message, je me demandais toujours si tu allais répondre ou non. On pouvait bien discuter pendant quelques jours, puis tu pouvais ne plus répondre, laisser l'échange en suspens car tu étais lassé. Alors j'avais droit à seulement ton silence, et à ma frustration face à cette non fiabilité. Je ressentais beaucoup d'incertitudes, de doutes, de frustration, de souffrance. 

Mais tu me répètais que tu m'appréciais. De manière générale tu me répondais assez rapidement, alors pour moi, je ne pouvais pas te planter, arrêter de te contacter et te décevoir. J'avais créé ce piège de relation à sens unique, j'estimais que la relation reposait sur moi, et si je ne te contactais pas, c'était moi qui étais en faute. (nb: oui je sais...) Si je ne te contactais pas, si je ne faisais pas vivre la relation, je culpabilisais. Syndrome de la fille qui n'a pas de confiance sociale en elle et qui croit que tout repose sur elle, que c'est sa faute si les contacts ne reprennent pas et qu'elle n'a pas le droit de demander à l'autre de la contacter elle aussi, car elle estime ne pas mériter cette marque d'affection, d'attachement et d'amitié... 

Maintenant que tu n'es plus là, je ne ressens plus tout ce négatif. Je me sens enfin légère. Je ne ressens plus de culpabilité, je sais enfin que j'ai fait le bon choix en refusant ces rapports. D'autres l'acceptent. Z., ta copine, l'accepte elle. Elle accepte le "délire" d'être traitée de "pute". Elle accepte de se faire remettre à sa place quand elle se plaint. Elle accepte d'être accusée d'être "trop susceptible". Cette question de l'accepter ou non m'a quand même hantée pendant deux mois. Sous prétexte de "se savoir" appréciée / aimée par l'autre, faut-il accepter des rapports tels que ceux-ci? 

Finalement, j'ai fini par obtenir ma réponse, celle qui me convient : non je ne l'accepte pas. Et je suis en paix avec cette décision. Je n'ai plus besoin de toi dans ma vie, j'accepte ma solitude, je n'ai pas besoin d'être valorisée par quelqu'un pour me sentir exister et aimée. 

 

Mais il me reste aussi évidemment du négatif.

Il me reste ceci: je ne veux surtout plus ressentir tout le négatif que j'ai ressenti avec lui. 

Pendant un an environ, j'ai ressenti tout ce négatif. Pendant un an, j'ai lutté contre moi même pour me faire accepter quelque chose que je savais que je devais refuser (nb: oui je sais bis...) Je ne veux plus ressentir ce négatif. Et j'ai peur de retomber sur quelqu'un qui me fera ressentir à nouveau ce négatif. Alors, j'analyse, je teste, je vérifie, je garde mes défenses. Je me pose beaucoup de questions, j'ai envie de fuir si je ressens à nouveau ces émotions.

Si quelqu'un ne met pas suffisamment en confiance, j'ai peur, je veux fuir

Mais finalement, j'en retire surtout du positif. Cette histoire est une force. Une force car je l'ai vécue, elle m'a souffrir, et je sais que je mérite bien mieux qu'une relation telle que celle-ci. Je sais qu'il est possible de vivre une vraie amitié, une vraie relation réciproque, et que je mérite d'avoir de telles relations. Je sais que je ne veux plus retomber dans un tel piège affectif, et je sais que je veux une relation épanouissante et réciproque. Rien d'autre. Et cette fois, je sais que j'aurai la force de partir, de m'échapper. J'aurai cette force.

 

Alors, n'oubliez jamais:

"Si une relation ne te rend pas heureuse,

C'est qu'elle n'est pas faite pour toi.

Un point, c'est tout."

 

 

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